Premier médicament approuvé selon la nouvelle procédure « Early and Equitable Fast Access »

Certains patients atteints de néphropathie à IgA – une maladie rénale – pourront bientôt être traités avec le nouveau médicament Atrasentan (Novartis Pharma) grâce à la nouvelle procédure « Early and Equitable Fast Access ». Il s’agit du premier médicament à être approuvé selon cette procédure. Les patients bénéficieront désormais d’un droit de remboursement accéléré. « Les patients ne doivent plus attendre des mois de procédures pour avoir accès à un médicament nouvellement développé : le nouveau traitement est remboursé sur une base temporaire. Cela rend notre marché plus attrayant pour les firmes pharmaceutiques et augmente les chances des patients d’accéder rapidement à de nouveaux traitements. Malgré une période difficile dans les soins de santé, nous rendons l’innovation possible », indique Frank Vandenbroucke, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.

La nouvelle procédure « Early and Equitable Fast Access » existe depuis le 1er janvier 2026. Grâce à elle, les patients bénéficieront plus rapidement de traitements nouveaux, prometteurs et innovants. Pour certains médicaments bien précis, des résultats prometteurs ont déjà été observés lors d’études cliniques, avant même leur autorisation par l’Agence européenne des médicaments (EMA). Cette nouvelle procédure permet d’accélérer l’accès à ces traitements pour les patients grâce à leur remboursement précoce, avant même qu’ils ne reçoivent un avis favorable de l’Agence européenne des médicaments. La semaine dernière, le premier médicament a été approuvé de cette manière pour les patients belges.

La néphropathie à IgA est la forme la plus courante de glomérulonéphrite, ou inflammation des filtres rénaux, dans le monde. En Belgique, on recense environ 22,5 nouveaux cas par million d’habitants par an, soit environ 260 cas par an pour l’ensemble de la maladie. Le groupe éligible à l’Atrasentan est constitué des patients présentant une perte élevée de protéines et qui ne répondent pas suffisamment au traitement classique. La décision-cadre ne mentionne pas de chiffre précis. L’Atrasentan n’a pas encore été officiellement approuvé par l’EMA, mais il a déjà prouvé son innocuité.

Les personnes éligibles à ce traitement devront prendre un comprimé par jour, en principe à vie. Ce traitement réduit la perte de protéines dans l’urine et freine de cette manière la régression des reins. Il vient s’ajouter au traitement classique existant et s’adresse donc aux personnes chez qui ce traitement classique ne fonctionne pas suffisamment ou qui ne le tolèrent pas. Les bénéfices se manifestent à long terme : il s’agit de préserver plus longtemps la fonction rénale et de retarder la dialyse ou la transplantation. La maladie est donc en premier lieu ralentie.

C’est le néphrologue traitant qui introduit la demande pour le patient. Cette demande peut désormais être introduite auprès de l’AFMPS. Le dispositif est valable deux ans, jusqu’au 4 juin 2028. Le patient ne paie rien. L’assurance maladie paie 700 euros par mois et par patient. Elle intervient également dans les frais d’ouverture du dossier. Cela revient à 25000 euros et n’a lieu qu’une seule fois.