Une meilleure protection des mineurs grâce à de nouvelles règles de publicité pour l’alcool
Le conseil des ministres a donné son feu vert à une proposition du ministre Frank Vandenbroucke visant à réglementer plus efficacement et plus strictement la publicité pour l’alcool. De cette manière, nous limitons l’exposition des mineurs à la publicité pour l’alcool et nous évitons que les jeunes se sentent attirés par des messages publicitaires en faveur de l’alcool. En outre, le gouvernement fédéral limite cette publicité sur internet et dans les médias sociaux pour les contenus destinés aux mineurs. Enfin, il y aura un nouveau message d’avertissement sur l’alcool.
La consommation d’alcool peut avoir de graves conséquences sur la santé. Plus de 30 maladies sont causées directement par une consommation excessive et le nombre de décès liés à l’alcool dans notre pays est estimé à 3 % de l’ensemble des décès, soit plus de 10 par jour. De plus, l’alcool est l’une des principales causes d’accidents de la route, mais aussi de violences intrafamiliales ou sexuelles.
La consommation d’alcool entraîne également des problèmes qui vont au-delà de la seule santé physique et mentale. Par exemple, elle peut entraîner une baisse des performances professionnelles ou un risque accru de chômage. Les données recueillies montrent qu’en 2012, le coût indirect de la consommation d’alcool s’élevait à 778 millions d’euros. En outre, des études montrent que plus on commence à boire de l’alcool tôt, plus la probabilité d’une consommation nocive est élevée plus tard dans la vie. Les jeunes constituent donc un groupe particulièrement vulnérable.
C’est pourquoi, sur la proposition du ministre Vandenbroucke, le gouvernement prend différentes mesures dans le but de mieux protéger les jeunes des dangers de l’alcool, d’une part, et de bien informer les adultes, d’autre part.
- La publicité pour les boissons alcoolisées dans les médias destinés principalement aux mineurs sera interdite
Il s’agit de la publicité à la radio et à la télévision (y compris en streaming), mais aussi dans les médias numériques et la presse écrite ciblant les mineurs. L’interdiction s’applique si au moins 30 % de l’audience est composée de mineurs. Elle s’applique également aux influenceurs : si leurs abonnés sont principalement des mineurs, ils ne peuvent pas faire de publicité pour l’alcool.
- Pas d’alcool gratuit, sauf à l’achat de boissons alcoolisées
À l’avenir, il ne sera plus autorisé de distribuer de l’alcool gratuitement avec un magazine ou à l’achat d’un abonnement, mais il sera aussi interdit d’offrir de l’alcool à l’achat d’autres produits.
Les promotions du type « 2 + 1 gratuit » pour les boissons alcoolisées continueront d’être autorisées. Les dégustations, par exemple lors de l’achat de vin, seront encore autorisées également. Offrir une boisson sur place lors d’une inauguration, d’une journée portes ouvertes ou d’un d’événement (réception de Nouvel An, kermesse, marché, festival...) restera aussi autorisé.
- Nouvel avertissement sanitaire dans toutes les publicités pour des boissons alcoolisées
Comme convenu dans l’accord de gouvernement, le nouvel avertissement sanitaire « L’alcool nuit à la santé » figurera désormais dans toutes les publicités pour des boissons alcoolisées.
Cependant, l’avertissement n’est pas obligatoire sur les étiquettes et les emballages de boissons et il ne s’applique pas non plus aux objets de décoration et aux accessoires (comme les verres et les publicités lumineuses) et aux autres produits non alcoolisés liés à la marque, comme le fromage. Une exception est également prévue lorsque la marque est utilisée purement pour nommer un événement ou une compétition, ou lorsque ce nom est lié à un événement ou une compétition, ou lorsqu'une marque est utilisée à des fins de sponsoring de l'organisation d'un événement ou d'une compétition.
Le ministre Frank Vandenbroucke explique : « Nous voulons mieux protéger les jeunes contre les dangers de l’alcool. Grâce à ces mesures, nous limitons l’exposition des mineurs à la publicité pour l’alcool et nous évitons que les jeunes ne se sentent attirés par les messages publicitaires pour l’alcool. En même temps, en tant que pouvoirs publics, nous devons informer correctement les adultes. C’est ce que nous faisons avec ce nouveau message d’avertissement sur l’alcool. »
Ces mesures entreront en vigueur 1 ans après la publication de l’arrêté royal.