Le ministre Vandenbroucke mise sur les consultations à distance en vidéo

Le ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, mise sur les soins à distance, spécifiquement pour les kinésithérapeutes, les logopèdes et les sages-femmes. Cette pratique existe déjà chez les médecins. Elle permet de dispenser des soins de qualité, en alternant, lorsque c’est possible, les contacts en présentiel et les consultations vidéo pour le suivi. De cette manière, les patients sont aidés plus facilement et la charge de travail de nos prestataires de soins est allégée. « Les consultations vidéo à distance sont un complément utile. Lorsqu’elles sont bien organisées, c’est dans l’intérêt de tout le monde : les prestataires de soins, car il y a moins de personnes qui ne se présentent pas aux rendez-vous, et les patients, qui bénéficient d’un meilleur suivi. Les soins ne sont pas interrompus par des agendas chargés ou des déplacements difficiles », indique le ministre Vandenbroucke.  

Au travers de trois mesures, le ministre pérennise les consultations vidéo et la télésurveillance pour les kinésithérapeutes, les logopèdes et les sages-femmes. Ce n’est pas un hasard si ces trois branches des soins de santé se caractérisent par un lien très étroit entre le patient et le prestataire de soins.  

« Grâce à ces mesures, nous permettons aux parents de faire suivre leur enfant par un logopède depuis leur domicile. Les sages-femmes peuvent rassurer et accompagner plus rapidement les femmes enceintes sans qu’elles aient à se déplacer. Les personnes âgées qui souffrent de douleurs articulaires et qui ne savent pas quels exercices peuvent être utiles, peuvent également être aidées. Mais c’est le patient qui choisit librement. S’il préfère une consultation en présentiel, celle-ci doit avoir la priorité. Nous faisons simplement en sorte que le distanciel soit toujours possible. » 

Ces trois mesures sont détaillées ci-dessous pour chaque secteur. 

Kinésithérapie  

En kinésithérapie, il s’agit aussi bien de l’organisation de consultations vidéo que de télésurveillance. Les consultations vidéo sont des traitements à distance. Concrètement, il s’agit d’une séance de traitement en vidéo, d’une durée identique à celle d’une séance de traitement en présentiel. Par télésurveillance, on entend : le suivi d’un patient au moyen de questionnaires validés et/ou de mesures de paramètres physiologiques et fonctionnels pertinents qui sont transmis par voie électronique.  

Conditions du traitement en vidéo  

  • Le patient concerné doit avoir suivi au préalable au moins une séance de kinésithérapie en présentiel chez le kinésithérapeute concerné.  
  • Le patient peut bénéficier d’un maximum de deux traitements en vidéo consécutifs. Il doit ensuite y avoir au moins un traitement en présentiel avant de pouvoir repasser à un traitement en vidéo.  
  • La prescription du médecin ne doit pas mentionner explicitement que le traitement peut avoir lieu à distance, mais elle doit préciser si le traitement ne peut pas avoir lieu à distance.  
  • Le patient choisit librement de passer au traitement en vidéo.  

Conditions de la télésurveillance  

  • La télésurveillance peut uniquement être prescrite pour une période de 7 jours. Pendant cette période, le patient comme le kinésithérapeute doivent avoir utilisé pendant trois jours différents l’application d’information et de communication prévue. De plus, il doit y avoir au moins un contact vidéo entre les deux au cours de cette période.  
  • Si une séance de traitement de kinésithérapie en présentiel a eu lieu au cours de cette période de 7 jours, l’obligation d’un contact en vidéo disparaît.  
  • Le kinésithérapeute doit avoir accès au dossier du patient et avoir eu au moins une séance de traitement en présentiel avec le patient concerné.  
  • La prescription du médecin ne doit pas mentionner explicitement que le traitement peut avoir lieu à distance, mais elle doit préciser si le traitement ne peut pas avoir lieu à distance.  
  • Il existe une liste limitative des pathologies qui n’entrent pas en ligne de compte pour la télésurveillance.  
  • Les prestations de télésurveillance peuvent seulement être attestées en combinaison avec une prochaine séance de kinésithérapie en présentiel.  

Cette possibilité de traitement en vidéo et de télésurveillance entrera en vigueur le 1er juillet 2026.  

Sages-femmes  

Le traitement en vidéo peut également s’avérer utile pour les sages-femmes en cas de besoins de soins rapides après un accouchement, ou en cas d’inquiétudes avant l’accouchement. Dans la pratique, ce type de soins à distance était déjà possible pendant la période de Covid-19. Aujourd’hui, le choix du distanciel est pérennisé.  

Conditions 

  • La première consultation doit avoir lieu en présentiel.  
  • Au maximum deux consultations peuvent se dérouler à distance de manière consécutive.
  • Les actes techniques sont encore effectués en présentiel par la sage-femme. Seuls les soins postnataux et la préparation prénatale peuvent avoir lieu à distance.  
  • La patiente choisit librement de passer au traitement en vidéo. 

Cette option de traitement en vidéo entrera en vigueur le 1er juillet 2026. 

Logopédie  

En logopédie, un patient peut bénéficier d’un maximum de 10 séances consécutives à distance en vidéo (environ 1 mois de traitement). Comme ci-dessus, une séance en présentiel doit avoir lieu au préalable. Les évaluations se font également en présentiel. Certaines conditions s’appliquent également pour la logopédie.  

Conditions  

  • Ces traitements en vidéo ne sont pas autorisés si le patient a moins de 4 ans.  
  • Outre la première séance et la séance d’évaluation, la séance de bilan et la séance collective ne peuvent pas non plus avoir lieu par traitement en vidéo.  
  • Le patient choisit librement de passer au traitement en vidéo.  

Cette possibilité de traitement en vidéo entrera en vigueur le 1er août 2026.