Des investissements supplémentaires dans les soins de santé mentale afin de prévenir les absences de longue durée

Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, investit cette année 4,7 millions d’euros dans les soins psychologiques de première ligne dans le cadre du plan « Retour au Travail ». Grâce à cet investissement, le ministre souhaite détecter et prendre en charge plus rapidement les problèmes psychologiques, contribuer à prévenir l’incapacité de travail de longue durée et fournir un meilleur accompagnement dans le retour sur le marché du travail.

En novembre 2025, lors du conclave budgétaire, le gouvernement fédéral a approuvé une quatrième vague de mesures visant à renforcer la politique de Retour au Travail et à mieux accompagner les personnes en incapacité de travail de longue durée vers la reprise du travail. Ces mesures se concentrent sur trois priorités :

  • Prévenir les entrées en incapacité de travail de longue durée par la prévention et la détection précoce.
  • Renforcer le suivi médical et introduire une réévaluation annuelle.
  • Accélérer la réintégration et responsabiliser tous les acteurs concernés.

Dans le cadre de cette première priorité, le ministre Vandenbroucke annonce aujourd’hui qu’il investira 4,7 millions supplémentaires dans les soins psychologiques de première ligne. Le ministre a annoncé cette nouvelle à l’occasion d’un événement organisé par Kom op tegen Kanker et l’ASBL Vlaams Patiëntenplatform, qui souhaitent unir leurs forces avec les organisations patronales, les syndicats, les mutualités et les services de prévention afin d’améliorer structurellement la reprise du travail pendant ou après une maladie grave ou de longue durée.

 

Mieux vaut prévenir que guérir

Mieux vaut prévenir que guérir. C’est pourquoi l’un des grands piliers de la politique de Retour au Travail est simple : il s’agit d’éviter que les gens ne tombent malades. Les personnes en difficulté doivent rapidement bénéficier d’un soutien adapté. De cette manière, nous pouvons éviter que les problèmes ne s’aggravent et ne débouchent sur des absences de longue durée. Il y a quelques années, l’étude EPCAP (Evaluation of Primary Care Psychology) a confirmé la valeur ajoutée des interventions psychologiques précoces. Grâce à la réforme SPPL du ministre Vandenbroucke de 2021, les personnes concernées peuvent désormais avoir recours plus rapidement et plus facilement aux soins psychologiques de première ligne. Plus de 600 000 personnes ont déjà fait usage de cette possibilité. Six mois après le début d’un parcours moyen de six séances, une baisse de l’absentéisme de 41 % a été constatée, passant de cinq à deux jours par mois. Simultanément, il est apparu clairement que les personnes fonctionnent mieux au quotidien.

Pour cette approche préventive, 3,2 millions d’euros sont répartis entre les réseaux en santé mentale afin de permettre l’organisation d’un plus grand nombre de séances de psychologie de première ligne.

 

Soutien supplémentaire pour les demandeurs d’emploi

La deuxième partie de l’investissement, à hauteur de 1,5 million d’euros, est spécifiquement axée sur les demandeurs d’emploi. Nous voulons les atteindre grâce à un accompagnement plus proactif et plus ciblé sur l’outreaching, afin que personne ne soit laissé pour compte.

Par ailleurs, un soutien psychologique est également proposé dans les lieux où les personnes sont activement accompagnées vers l’emploi, tels que les services régionaux pour l’emploi et les mutualités. De cette manière, nous rendons l’aide plus accessible et mieux adaptée aux besoins des demandeurs d’emploi.

C’est pourquoi nous renforçons donc notre collaboration avec, entre autres :

  • le FOREM et les Maisons de l’Emploi en Wallonie,
  • Actiris à Bruxelles,
  • le VDAB et le GTB en Flandre,
  • l’Arbeitsamt en Communauté germanophone.

 

Renforcement des réseaux SSM

L’investissement de 4,7 millions d’euros est entièrement intégré dans les conventions existantes avec les réseaux en soins de santé mentale. Le budget fédéral total consacré aux soins psychologiques passe de cette manière à 256,8 millions d’euros en 2026.

Le ministre Frank Vandenbroucke : « Mieux vaut prévenir que guérir. Nous devons aider rapidement et soutenir les personnes qui ont des difficultés psychologiques. De cette manière, nous évitons que les problèmes ne s’aggravent et que les intéressés ne se retrouvent en maladie, voire en maladie de longue durée. Grâce à cet investissement supplémentaire dans notre convention SPPL, nous pouvons mettre l’accent encore davantage sur la prévention. Etant donné que les psychologues apporteront leur soutien dans les lieux où les personnes sont activement accompagnées vers l’emploi, nous réduisons également les obstacles qui empêchent les intéressés de chercher de l’aide. »